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19.01.10

Coulée Verte : mise en oeuvre d’un éclairage de balisage

Aménagement de la berge sud du canal

 

Le cheminement de la Coulée Verte, le long du canal, est en service depuis 2008.

Bien que prévu initialement, ce cheminement ne disposait pas encore d’éclairage. Celui-ci est désormais en service dans le tronçon situé entre la rue du Bois d’Amour (après leCentre des Congrès) et la rue Clovis Chézel (pont Fléchambault), sur une distance de l’ordre de 2,5 KM.

C’est une technologie à base de diodes électroluminescentes (leds) qui a été retenu. Il s’agit du premier essai de cette ampleur sur la collectivité, pour ce type d’éclairage (balisage piétions/cyclistes), les leds étant déjà utilisées pour les mises en lumière de sites ou d’édifices.
Les luminaires à leds destinés à l’éclairage routier ne sont pas encore développés.
La puissance installée représente 5 158 W, soit une consommation annuelle de l’ordre de 8 250 KWH (environ 710 €), pour un fonctionnement voulu jusqu’à 00H30.
Le réseau est constitué de 88 luminaires leds d’une puissance globale unitaire de 52 W, autorisant une uniformité correctede la lumière. L’installation est complètée par des appareils dynamiques (modification lumineuse) mettant en valeur les dessous d’ouvrages d’art Fléchambault, Venise et Vesle, et éclairant la passerelle au droit des Régates Rémoises.
Les mâts ont été revêtus d’une finition aspect bois pour mieux s’insérer dans le paysage.
A titre de comparaison, un éclairage classique aurait pu être réalisé à partir de luminaires de 75 W, générant sur la totalité de l’installation une consommation supplémentaire de 3 240 KWH (+ 275 €) par an. Ces luminaires aurait autorisé une meilleure uniformité des flux lumineux.
Reste les conditions de maintenance. Théoriquement, les leds pourraient offrir une durée de vie importante (50 000 h ). Cependant, si le remplacement des lampes tous les 3 ans ne s’impose plus, il sera toujours nécessaire de nettoyer les luminaires afin qu’ils conservent leurs performances ; il convient par ailleurs de s’interroger sur le maintien des niveaux d’efficacité lumineuse des diodes dans les conditions réelles.
Le remplacement du luminaire complet au bout de la durée de vie économique des leds  semble à prendre en compte, ce qui n’est pas le cas avec un luminaire classique.
Par conséquent, le retour sur investissement n’est pas probant à ce jour, dans l’attente d’un retour d’expérience. Seule est effective la réduction de la consommation d’énergie et donc des rejets de CO2 (équivalent à une réduction de 0,033 T de CO2 par an).
Enfin, la température de couleur des leds est d’un blanc froid, même si dans le cas présent, les leds retenues disposent d’une couleur plus chaude que les standards actuels. Diminuer cette température de couleur pour s’appprocher des teintes des lampes classiques reviendrait à réduire leur efficacité et donc leur intérêt.
Outre la démarche visant les rejets de CO2 et la souplesse d’utilisation des leds, il est nécessaire d’analyser, par acquis d’expérience, ce type technologie au regard des résultats qualitatifs et financiers attendus.