Financée par la Ville de Reims, la Région et le ministère de la Culture/Drac, la 3e édition de ce festival dédié à la scène européenne réunira du 3 au 19 décembre les spectacles et les artistes invités par la Comédie de Reims, le Manège, la Cartonnerie le Grand Théâtre, Césaré, l'association Djaz 51, l'association Nova Villa et le Frac Champagne-Ardenne.
« Ce festival monte en puissance pour devenir un événement important de la scène européenne » explique Ludovic Lagarde, directeur de la Comédie de Reims. « Nous passons à la vitesse supérieure. Avec une billetterie en commun ainsi qu'un programme et un calendrier harmonisés. » A la Comédie, deux temps forts seront regroupés : « Le public va retrouver au sein de Reims, Scènes d'Europe, un Reims à scène ouverte "européen" avec l'invitation d'auteurs, des lectures, des concerts. » Côté Reims, Scènes d'Europe, cinq pièces venues d'Italie, d'Allemagne, de Pologne seront à l'affiche parmi lesquelles Susn d'Herbert Achternbuch, mis en scène par Thomas Ostermeier, et l'hallucinante descente aux enfers du roman-culte de Malcolm Lowry Sous le volcan transposé à la scène par le belge Guy Cassiers.
A deux pas de là, le Manège présentera six spectacles dont Chute(s), une création de Césaré ou encore le très beau Parades & Changes Replays, reprise du spectacle d'Anna Halprin, oeuvre majeure de la danse post-moderne américaine et qui fit scandale en 1965 à sa création.
De son côté, le Grand Théâtre présente « deux spectacles très différents » précise Serge Gaymard, directeur. D'une part 13 organa, une création musicale d'Arnaud Petit sur un texte de Valère Novarina dont le récitant est aussi le traducteur. D'autre part, Voyage en Europe, un ballet baroque qui en quatre chorégraphies nous emmène de Paris à Londres et de Hanovre à Venise.
A la Cartonnerie, on annonce Hugh Coltman, Oxmo Pucino et une soirée de clôture programmée autour de la scène berlinoise. Avec rock garage et autre cabaret décadent.
Césaré, en voisin, en profitera pour inaugurer ses nouveaux locaux sis dans les anciens docks rémois.
L'association Djaz 51 programmera notamment Patchwork Dreamer, une création très appréciée cet été au cours des Flâneries Musicales
Nouveau venu au sein du festival, le Frac Champagne-Ardenne, y fera une entrée remarquée. « Le 18 décembre, ce sera l'anniversaire du Frac précise Florence Derieux, directrice. J'invite pour la circonstance des artistes européens à réaliser une performance.
Ce sera une fête populaire. Un peu dans l'esprit de Robert Filliou ». La collection du Frac est en effet très ancrée dans le mouvement Fluxus, l'art conceptuel, l'art minimal.
Des mouvements liés à la performance. « La performance me passionne. Pour le Frac, c'est aussi l'occasion de toucher d'autres publics ».
Quant à Nova Villa, l'association organisatrice du festival Méli'môme qui invite chaque année à Reims de nombreuses productions européennes, elle organise notamment un colloque autour de la création européenne pour la petite enfance.
Le programme détaillé de Reims Scènesd'Europe sera annoncé publiquement le 22 septembre prochain.
Umberto Eco, parrain de prestige
Chaque année, le Musée du Louvre accueille un "grand invité". En novembre prochain, il reçoit Umberto Eco. Universitaire, linguiste, écrivain, Umberto Eco est surtout connu du grand public pour son oeuvre romanesque (Le Nom de la rose, Le Pendule de Foucault). « Le Musée du Louvre m'a proposé de scénographier les interventions d'Umberto Eco » précise Ludovic Lagarde, directeur de la Comédie de Reims. « Je vais mettre en scène des lectures ainsi que la soirée de clôture sous la pyramide du Louvre.
A la suite de ce projet, j'ai proposé à Umberto Eco de venir à Reims pour l'ouverture du festival. Une version de la soirée du Louvre sera présentée en ouverture du festival de Reims à la Comédie. Umberto Eco sera présent. Nous lui avons commandé un texte sur la question de la culture européenne et du langage. »