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Les Archives

municipales et communautaires

 

Fonds ancien municipal XII siècle-1789

Inventaire du fonds ancien :

Accès à l'index matières, noms de personne et géographiques

Accès à la liste des cartons

Accès à la liste des registres

Accès à l'inventaire des chartes de l'hôtel de ville par Pierre Camille Lemoine (1787)

Accès aux inventaires pièce à pièce de certaines liasses signalées

 

Plans du fonds ancien numérisés :

Accès aux plans numérisés

 

Sceaux :

Accès aux notices des Sceaux

 

INTRODUCTION

 

 

             Ces archives comprennent des documents en provenance, essentiellement, de l’Echevinage et du Conseil de Ville.

 

              Le fonds de l’Echevinage dont on peut faire remonter l’origine à 1182, date de la charte accordée par Guillaume AUX BLANCHES MAINS aux bourgeois de son ban pour les autoriser à élire des échevins, est le plus ancien. Il couvre une période qui va du XIIe au
XVIIe siècle. On y trouve, à l’origine, quelques chartes contenant les droits et privilèges des échevins. A ces chartes, se joignirent quelques registres de comptes, d’abord pour la levée de deniers pris sur les habitants sous le nom de taille des sacres, puis pour ceux que l’Echevinage levait suivant ses propres besoins ou ceux de la communauté (comptes des chaussées, des léproseries...) ; s’y ajoutent les cartulaires ou livres contenant la copie de toutes les pièces, chartes, arrêts, consultations et traités sur lesquels reposaient ses droits, privilèges, juridictions, et les conclusions du buffet concernant l’exercice du droit de police et principalement du droit de voirie.

 

               Le Conseil de Ville fut créé en 1358 pour regrouper en une seule assemblée les représentants des différentes seigneuries et organiser la défense de la commune contre le roi d’Angleterre. Les documents qui en sont issus couvrent une période qui va du XIVe siècle à 1789. Echevinage et Conseil de Ville fusionnèrent en 1636. Leurs papiers avaient déjà été réunis dans un même local. Ils firent l’objet d’inventaires, en partie ou en totalité, en 1478, en 1485 par Jehan FOULQUART, en 1529, en 1648 par QUATRESOLS, en 1691 par COPILLON, en 1766 par NOËL et enfin en 1787 par Pierre Camille LEMOINE. Des documents traitant des sacres royaux depuis François Ier furent détruits au cours de fêtes civiques sous la Révolution.

 

                L’inventaire des chartes de l’hôtel de ville de Reims réalisé par Pierre Camille LEMOINE reste aujourd’hui très utile pour la recherche. Avocat au Parlement, auteur d’un ouvrage estimé La diplomatique pratique, membre des académies de Rouen, Metz et Châlons, ayant occupé des années de sa vie au classement des archives des divers chapitres et monastères de Lyon, Toul, Metz, Reims, et notamment dans cette ville, de celles de l’archevêché, du chapitre, de Saint-Remi et de Saint-Thierry, des Carmélites et du Collège, Pierre LEMOINE avait fait ses preuves avant d’offrir ses services au Conseil de ville.

 

              LEMOINE ne travailla pas sur les registres, mais sur les liasses dont il analysa les pièces, les répartissant en liasses ordonnées en quatre grandes sections : octrois (ou impôts), domaines, juridictions et diverses matières. Il rédigea ainsi un énorme volume, grand in folio de 820 pages, pourvu d’une table alphabétique. L’inventaire en question est consultable en salle de lecture, dans sa version photocopiée ou saisie sous Word.

              Cet outil de recherche n’est toutefois pas exhaustif. Selon le système qui prévalait à l’époque, il classa uniquement les pièces appelées à établir des droits. Toutes les pièces ne présentant pas un intérêt de ce genre étaient mises au rebut en distinguant les renseignements à garder 10, 20 ou 30 ans, ceux à compléter dans telle ou telle circonstance donnée, et les papiers inutiles. Ainsi furent écartés de son classement des documents du plus grand intérêt, rejetés dans des liasses dites « de renseignements ».

 

             Les premiers archivistes en titre de la ville rattachèrent celles-ci aux autres liasses sous le titre de « suppléments ». Avec ces liasses supplémentaires et les accroissements ultérieurs, le fonds ancien est constitué à l’heure actuelle de 431 liasses réparties dans des « cartons », auxquelles s’ajoute l’autre partie du fonds ancien constituée de 719 registres.

 

             La séparation matérielle en registres et cartons renfermant des liasses est à la base du présent instrument de recherche, issu lui-même d’un fichier manuel. Il est complété par un index des mots-matières, noms de personnes et noms de lieux. Mais le caractère parfois succinct des analyses par cote ne permet pas d’appréhender l’exceptionnelle richesse du fonds ancien, non classé selon le cadre de classement réglementaire de 1857 pour les archives anciennes (séries identifiables par des lettres doublées AA, BB, CC, etc.). Cependant, de nombreuses liasses (cotes en "supplément", dons et papiers divers), ont fait l'objet d'analyses pièce à pièce, consultables en salle de lecture et la série GG (registres paroissiaux) est constituée en tant que telle.

 

              Des pièces diverses sur l’histoire de Reims, des papiers de famille d’origine privée sont par ailleurs mêlés au fonds strictement communal. Sous l’indication « Mélanges » sont notamment rassemblés des renseignements sur les familles rémoises. Pour ces documents la période dépasse la limite de 1789 (celle du fonds municipal) et s'étend jusqu'à 1898 (papiers SUTAINE).

 

              Les registres paroissiaux cotés en GG ont fait l’objet d’un inventaire spécifique consultable en salle de lecture et en vente. Certains actes de baptême, mariage et sépulture, notamment pour le XVIIIe siècle, sont répertoriés dans un fichier manuel à la disposition des lecteurs en salle de lecture. Les registres paroissiaux ont par ailleurs tous été microfilmés : c’est sous cette forme qu’ils peuvent être consultés en salle de lecture.

 

               Parmi les nombreux registres du fonds ancien figure la plus belle suite de comptes conservée en France avec, entre autres, la collection des comptes des deniers communs (1542-1781) et des comptes des pavés et chaussées (1355-1767). La série des rôles de la capitation (1701-1789) constitue une source d’un grand intérêt.

 

 

Les recherches dans le fonds ancien peuvent être menées à partir :

 

     - de l'inventaire du fonds ancien divisé en registres et cartons et de son index (index non exhaustif : utiliser de préférence la fonction édition/rechercher dans la liste des cartons et la liste des registres). 

     - de l'inventaire de 1787 de Pierre Camille LEMOINE (salle de lecture),

     - de la transcription du registre des conclusions du Conseil de Ville de 1422 à 1436, réalisée par Sylvette GUILBERT (salle de lecture),

     - de la transcription du registre des conclusions du Conseil de Ville de 1469 à 1486, réalisée par Aude VELUT (salle de lecture),

     - de la transcription des registres FAR1 (Catalogue des archives par Jehan FOULQUART) et FAR2 ( Catalogue des archives et anciens titres du Conseil de Ville par Gérard ChARPENTIER et Jehan de SAUSSELLES), réalisée par Emmanuel MELIN,

     - de l'inventaire des registres paroissiaux (série GG) réalisé en 1996 sous la direction de Joël DELAINE (salle de lecture), en vente,

     - du fichier manuel des actes de baptêmes, mariages et sépultures évoqué plus haut (salle de lecture),

     - de l'ouvrage Archives administratives et législatives de la ville de Reims par Pierre VARIN, qui contient de nombreuses transcriptions : les pièces de la période 1100 à 1400 ont presque toutes été publiées dans ses Archives administratives. Des extraits de celles du siècle suivant figurent dans ses Archives législatives, statuts, tome I, (salle de lecture),

     - du détail pièce à pièce réalisé pour certaines liasses « supplément »,

     -  des documents anciens d'origine privée intégrés au fonds municipal ancien dans la partie "Mélanges", issus de dons divers (Société des lettres de Saint-Dizier, LALBATRY, Henri MENU, DOYEN, CHARDRON, NEUVILLE,...), dont le détail pièce à pièce est consultable (salle de lecture),

     - des cartes et plans numérisés avec possibilité de recherche par cote et par mot-clé,

     - des sceaux avec possibilité de recherche par un moteur de recherche (choisir le mode de recherche Recherche simple puis à Cote de l'acte taper FA).

 

 En complément :

 

      - quelques fonds privés contiennent des documents antérieurs à 1789 notamment : don LORIQUET (2S), fonds Nicolas GARDET (5S), don DORIGNY (8S), …

       - fonds des périodiques : Per33  Réimpression de l'Ancien Moniteur seule histoire authentique et inaltérée de la Révolution française depuis la réunion des Etats généraux jusqu'au Consulat (Voir Bibliothèque des Archives, sous-rubrique presse).