(investissements plus fonctionnement)
Le programme de rénovation urbaine (Anru) mené dans les quartiers Croix-Rouge, Epinettes, Orgeval, et Wilson (6,5 millions d’euros) ainsi que les aménagements de voirie (entretien et pistes cyclable 6,4 millions d’euros) occupent une part importante dans les dépenses municipales. La Ville a aussi consacré d’importants moyens dans les travaux d’accessibilité, le renouvellement des aires de jeux pour enfants et des parcs de quartier (près de 750000 euros).
Ce poste de dépenses, stable par rapport à 2010, comprend les frais de fonctionnement de la collectivité, c’est-à-dire l’ensemble des agents qui répondent aux besoins des Rémoises et des Rémois.
8,2 millions d’euros ont été consacrés aux travaux et à l’entretien des écoles maternelles et élémentaires rémoises en 2011. En parallèle, des actions de soutien aux familles ont été reconduites et renforcées comme la distribution des kits scolaires, l’attribution d’une bourse d’aide à la scolarité ou encore l’accueil périscolaire.
Pour l’Enseignement supérieur, la Ville a poursuivi sa collaboration avec le Campus euro américain de Sciences Po 2.3 millions d’euros et mis en place des services aux étudiants tels que la Welcome Week, la création d’un espace étudiant pour faciliter l’accueil des nouveaux étudiants primo-arrivants.
En matière d’emploi et développement économique, les actions de la Ville se sont concrétisées en 2011 par l’ouverture de la pépinière art et design, l’aménagement des parcs d’activité et le soutien financier de la Ville à la Maison de l’Emploi et des Métiers. En matière de commerce et d’artisanat, la Ville a mis en place deux Fisacs (Zus et tramway) pour soutenir l’investissement des commerçants et des artisans le long de la ligne de tramway et dans les quartiers.
Enfin, 2011 a été marquée par l’ouverture de la ligne de tramway et le 800e anniversaire de la Cathédrale de Reims. Deux évènements majeurs pour lesquels la Ville a programmé plusieurs semaines de festivités. Ces dernières (Rêve de Couleurs, l’Araignée géante) ont attiré des dizaines de milliers de visiteurs générant des millions d’euros de retombées économiques.
En 2011, la Ville a développé des actions culturelles à hauteur de 5.8 millions d’euros.
Des actions menées dans l’ensemble de la ville et destinées à croiser les genres artistiques et les publics. Un Eté dans la Ville a permis de valoriser, dans chacun des douze quartiers rémois, de nouveaux espaces publics et des proximités humaines.
La Ville s’est imposée comme un rempart à la crise en multipliant les moyens destinés à soutenir les Rémois les plus modestes. Les subventions municipales au Centre communal d’action sociale, après avoir augmenté de 10 % entre 2009 et 2010, s’élèvent à 6,5 millions d’euros pour l’année 2011. Une année marquée par la mise en service de la première épicerie sociale de Reims, une structure pilotée par le Ccas, la Ville et les associations.
Pour la jeunesse, la collectivité a reconduit le dispositif Reims Vital Ado, attribué des bourses pour l’obtention du permis de conduire ou encore à soutenu la Mission locale pour l’emploi des 16-25 ans.
En matière de Petite Enfance, en dehors des subventions accordées par la Ville aux structures multi-accueil (3,3millions d’euros) la Ville a alloué 100000 euros en 2011 pour la réalisation d’une nouvelle crèche à Maison-Blanche qui ouvrira en décembre 2012.
La Ville poursuit sa politique visant à promouvoir le sport pour tous en reconduisant son soutien financier aux clubs (3,9 millions d’euros de subventions) et en aménageant, dans la ville, des aires de sport multi-générationnelles et multisports en accès libre. En 2011, la Ville a aussi lancé les Tremplins sport. Cette aide financière de 20 euros, attribuée par la Ville à chaque enfant au moment de son inscription dans un club sportif (aide soumise sous condition de ressources) a bénéficié à 450 enfants.
Le redressement financier de la Ville se confirme en 2011. La dette a en effet baissé de 15 millions d’euros par rapport à 2010.
Un redressement financier qui s’est effectué sans augmentation d’impôts et en assurant à la Ville un niveau d’investissement en progression lui permettant de développer l’attractivité du territoire et des actions au bénéfice de tous les Rémois.
Pour la deuxième année consécutive, la dette de la Ville de Reims se réduit. Celle-ci, issue de la gestion de la précédente mandature, a baissé de 15 millions d’euros entre 2010 et 2011, pour atteindre quasiment le niveau qui était le sien en 2007, soit 320 millions d’euros.
Ce désendettement, qui était l’une des priorités de l’équipe municipale conduite par Adeline Hazan, s’est opéré sans augmentation d’impôt tout en assurant une capacité d’investissement de la collectivité en progression.
Une imposition stable depuis 2008
Avec Toulon et Nîmes, Reims est la seule ville française de 200000 habitants qui n’ait pas augmenté l’imposition depuis 2008 contrairement à des villes comme Nice (+15 %), Saint-Etienne, Marseille ou Nantes (+ 9%).
Les raisons de ces bons résultats sont multiples.
D’une part, les droits de mutations (ce que la Ville perçoit des transactions immobilières) atteignent 5,65 millions d’euros, soit son niveau le plus haut depuis 2003. Après une année 2009 noire, la hausse de ces droits de mutations, déjà perceptible en 2010, confirme la reprise du secteur immobilier.
L’autre source de recettes qui tend à se consolider, est la dotation de solidarité communautaire, c’est-à-dire les recettes issues de la Communauté d’agglomération rémoise. Cette dotation a augmenté de 13,5 % entre 2010 et 2011 pour atteindre 45 millions d’euros en 2011. Voici une preuve concrète que la situation financière exemplaire de Reims Métropole permet le développement de la solidarité financière entre les communes membres.
Une capacité d’investissement en hausse
Des sources de recettes qui se consolident conjuguées à une politique visant à faire reculer les dépenses assurent à la ville de Reims une bonne capacité d’investissement (69 millions d’euros), en nette hausse d’ailleurs par rapport à 2010 (57 millions d’euros).
L’examen des investissements consentis par la Ville en 2011 traduit clairement les grandes priorités de la collectivité. En tête, le logement et le cadre de vie avec 55,5millions d’euros investis. Viennent ensuite les services publics rendus à la population (51,6 millions d’euros), l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche (45,5 millions d’euros), l’emploi, le développement économique et le tourisme (35,7 millions d’euros) et la Culture et le patrimoine (39,3 millions d’euros).